27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 09:59

RONDEL DE L'ADIEU

 

Partir, c'est mourir un peu,
C'est mourir à ce que l'on aime :
On laisse un peu de soi-même
En toute heure et dans tout lieu.

C'est toujours le deuil d'un voeu,
Le dernier vers d'un poème;
Partir, c'est mourir à ce que l'on aime.

Et l'on part et c'est un jeu
Et jusqu'à l'adieu suprême
C'est son âme que l'on sème,
Que l'on sème en chaque adieu :
Partir, c'est mourir un peu.


Edmond HARAUCOURT (1891).

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 19:50

Dare to dream

 

Dare to dream of far off lands,
Dream of deserts, covered in sand.
Dream of rainforests, trees high above
Dream of finding your one true love.

Dare to dream of lies or the truth,
Dream of never losing your youth.
Dream of battles, dream of a spark.
Dream of light, a light in the dark.

Dare to dream of fighting and sadness,
Dream of men, succumbed to madness.
Dream of warmth and heat and flame,
Dream that your life is just a game.

Dare to dream of hate and mistrust,
Dream of all that’s true and just.
Dream of drowning, drowning in the sea,
Dare to dream of dreaming, yes dare to dream with me.

Lexi Smith

 

*******************************************

Oser rêver

 

Ose rêver de contrées lointaines,

Rêver de déserts de sable,

Rêver de forêts humides, d’arbres  gigantesques,

Rêver de trouver le véritable amour.

 

Ose rêver de mensonges ou de vérité,

Rêver de ne jamais  perdre ta jeunesse,

Rêver de batailles, rêver d’une étincelle,

Rêver de lumière, d’une lumière  dans la nuit.

 

Ose rêver de combat et de tristesse,

Rêver d’hommes devenus fous,

Rêver de chaleur douce, de chaleur intense et de flammes,

Rêver que ta vie est juste un jeu .

 

Ose rêver de haine et de méfiance,

Rêver de tout ce qui est vrai et juste,

Rêver de noyade, de noyade dans la mer,

Ose rêver de rêver, oui, ose rêver avec moi.

 

D’après Lexi  Smith.

 

 Traduction:Dracipe27

 

 

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 17:37

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Nevermore

Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L'automne

Faisait voler la grive à travers l'air atone,

Et le soleil dardait un rayon monotone

Sur le bois jaunissant où la bise détone.

..

Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,

Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.

Soudain, tournant vers moi son regard émouvant :

" Quel fut ton plus beau jour ? "fit sa voix d'or vivant,

.

Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique .

Un sourire discret lui donna la réplique,

Et je baisai sa main blanche, dévotement .

.

- Ah ! les premières fleurs, qu'elles sont parfumées !

Et qu'il bruit avec un murmure charmant

Le premier oui  qui sort des lèvres bien-aimées !

 

Paul Verlaine

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 17:49

Souvenir vague ou les parenthèses


Nous étions, ce soir-là, sous un chêne superbe
(Un chêne qui n'était peut-être qu'un tilleul)
Et j'avais, pour me mettre à vos genoux dans l'herbe,
Laissé mon rocking-chair se balancer tout seul.

Blonde comme on ne l'est que dans les magazines
Vous imprimiez au vôtre un rythme de canot ;
Un bouvreuil sifflotait dans les branches voisines
(Un bouvreuil qui n'était peut-être qu'un linot).

D'un orchestre lointain arrivait un andante
(Andante qui n'était peut-être qu'un flon-flon)
Et le grand geste vert d'une branche pendante
Semblait, dans l'air du soir, jouer du violon.

Tout le ciel n'était plus qu'une large chamarre,
Et l'on voyait au loin, dans l'or clair d'un étang
(D'un étang qui n'était peut-être qu'une mare)
Des reflets d'arbres bleus descendre en tremblotant.

Et tandis qu'un espoir ouvrait en moi des ailes
(Un espoir qui n'était peut-être qu'un désir),
Votre balancement m'éventait de dentelles
Que mes doigts au passage essayaient de saisir.

Votre chapeau de paille agitait sa guirlande
Et votre col, d'un point de Gênes merveilleux
(De Gênes qui n'était peut-être que d'Irlande),
Se soulevait parfois jusqu'à voiler vos yeux.

Noir comme un gros paté sur la marge d'un texte
Tomba sur votre robe un insecte, et la peur
(Une peur qui n'était peut-être qu'un prétexte)
Vous serra contre moi. - Cher insecte grimpeur !

L'ombre nous fit glisser aux chères confidences ;
Et dans votre grand oeil plus tendre et plus hagard
J'apercevais une âme aux profondes nuances
(Une âme qui n'était peut-être qu'un regard).

 

Edmond Rostand

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 11:24

Partir

 

Tu peux pas partir il pleut
Dans ma tête et dans mes yeux
J'ai essayé de faire sans toi
Je fais bien semblant tu vois

Mais je vois au fond d'mon cœur
Tout' ma haine et tout' ma peur
De te voir just'm'oublier
Et j'ai mal à en crever


J'aime tant te voir heureuse
T'es si belle quand t'es joyeuse
J'aimerais tant m'effacer
Et devenir ta gaieté

Je ne peux pas t'oublier
Je te jure j'ai essayé
Mais tu fais partie de moi
Jusqu'au bout de mes dix doigts

C'est devenu une torture
De regarder mon futur
De voir que tu n'y es pas
Que tu ne veux plus de moi

Tu n'mérites que du bonheur
Un futur de bonne humeur
Moi je ne peux t'oublier
Ou bien même te remplacer

Sois heureuse, sois loin de moi
Pour moi rien ne changera
Pas plus que ça n'a changé
Depuis que tu m'as quitté

Je ne veux pas t'étouffer
Je ne veux pas t'obliger
Ni même te faire pitié
Simplement tout t'avouer

Je n'ai plus goût à la vie
Mais je reste pour mes amis
Ils sont tout ce qui me reste
Et parfois je me déteste

Quand je pense à en finir
Je ne veux pas les trahir
Ils me gardent sur les rails
Ils sont plus qu'un gouvernail

Ils sont lumière de ma vie
Comme un phare dans la nuit
Quand mon âme est agitée
Eux seuls peuvent la diriger

Voilà je ne sais plus quoi dire
Aucun mot ne peut décrire
La déchirure qu'il y a en moi
Je t'aime et le drame est là.

 

Source:Trouvé sur le net

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 10:44

Dracip en naviguant sur le web est "tombé" sur un site de poésie ou l'on proposait un poéme au hasard.
Voila le résultat,sans trucage ,je le jure.
Bonne lecture à tous et toutes.

********************************

Chant d'amour

Amour au coeur déjà me fait sentir
Des ans passés un honteux repentir
Qui me faisait ignorer sa puissance :
Déjà en moi je me sens accusé
D'ainsi avouer de ma vie abusé,
Me repaissant de fausse jouissance.

J'étais content, mais pour rien ne vouloir ;
J'étais joyeux de point ne me douloir ;
Mon heur passait sans que je l'aperçusse,
Je jouissais en l'ombre de mon bien
Sans m'en sentir, sans entendre combien
Et sans avouer à qui le gré j'en susse.

J'ai maintenant en quoi me réjouir,
Je vois de quoi je désire jouir,
Amour me fait mon heur apercevable.
Au gré de lui je me suis asservi,
Mais je connais que plus libre j'en vis,
Et du tout suis à l'Amour redevable.

Tout seul j'étais muni de mon effort,
Dedans moi seul trouvais mon réconfort
A moi tout seul de moi je rendais compte ;
Mais ores, mon bien départi plus en croit,
M'être amoindri m'est renfort et surcroît,

... Non le plus soyeux des aériens souffleurs
Fait sur la Terre épanouir tant de fleurs
A l'arriver de la première année,
Non des oiseaux, sur les arbres branchez,
Tant de fredons gaiement sont tranchez
Lors que leur flamme est nouvellement née ;

Non l'Océan, au Soleil rayonnant,
Au vent posé va plus doux sillonnant
Ses flots traits d'égales entresuites,
Qu'Amour m'émeut de désireux plaisirs
D'avis joyeux et de plaisants désirs
Et gaietés près à près introduites.

Bénis destins qui par leurs cours secrets
Ont ordonné de mes ans les degrés
Me réservant à si grand'connaissance !
Bénit cent fois le jour qui reluisait
Et l'Astre encor qui le favorisait
Quand il me fut cause de renaissance.

Alors qu'en moi, et en plus de cent lieux,
J'ai repris vie, et surtout en ces yeux
Qui aux splendeurs de ce beau corps éclairent.
Ce sont les yeux, de ma foi le gardien
Tel qu'obtenir je n'espère nul don
Plus assuré que celui qu'ils déclarent

Je veux penser, sans plus, à l'avenir,
Des ans passés perdre le souvenir
Et de ma vie au compte les déduire.
Mon songe obscur, d'un beau réveil vaincu,
Me fait juger que ce que j'ai vécu
Etait la nuit du jour qui devait luire.

 

Jacques Pelletier Dumans

1517-1582

  ***************************************
Version traduite en Français de maintenant.Pour les paragraphes en italiques si une bonne âme veut bien prendre le relais,j'accepte son aide.
Pour celui de la fin,je pense que tout le monde comprendra.

Amour au coeur déjà me fait sentir
Des ans passés un honteux repentir
Qui me faisait ignorer sa puissance :
Déjà en moi je me sens accusé
D'ainsi avouer de ma vie abusé,
Me repaissant de fausse jouissance.

J'étais content, mais pour rien ne vouloir ;
J'étais joyeux de point
de ne me douter
;
Mon heur
e
passait sans que je l'aperçusse,
Je jouissais
dans
l'ombre de mon bien
Sans
le
sentir, sans entendre combien
Et sans avouer à qui
j'en serai
gré

J'ai maintenant de quoi me réjouir,
Je vois de quoi je désire jouir,
L'Amour me fait mon heure acceptable

Au gré de lui je ….suis asservi,
Mais je
re
connais que plus libre j'en vis,
Et du tout
je
suis à l'Amour redevable.

Tout seul j'étais
obligé de faire
effort,
En
moi seul trouvais mon réconfort
A moi ……seul de moi je
me
rendais compte ;
Mais
d'ores et déjà
, mon bien départi plus en croit,
M'être amoindri m'est renfort et surcroît,

... Non le plus soyeux des aériens souffleurs
Fait sur la Terre épanouir tant de fleurs
A l'arriver de la première année,
Non des oiseaux, sur les arbres branch
é
,
Tant de fredons gaiement sont tranchez
Lors que leur flamme est nouvellement née ;

Non l'Océan, au Soleil rayonnant,
Au vent posé va plus doux sillonnant
Ses flots traits d'égales entresuites,
Qu'Amour m'émeut de désireux plaisirs
D'avis joyeux et de plaisants désirs
Et gaietés près à près introduites.

Bénis destins qui par leurs cours secrets
Ont ordonné de mes ans les degrés
Me réservant à si grand'connaissance !
Bénit cent fois le jour qui reluisait
Et l'Astre encor qui le favorisait
Quand il me fut cause de renaissance.

Alors qu'en moi, et en plus de cent lieux,
J'ai repris vie, et surtout en ces yeux
Qui aux splendeurs de ce beau corps éclairent.
Ce sont les yeux, de ma foi le gardien
Tel qu'obtenir je n'espère nul don
Plus assuré que celui qu'ils déclarent

Je veux penser, sans plus, à l'avenir,
Des ans passés perdre le souvenir
Et de ma vie au compte les déduire.
Mon songe obscur, d'un beau réveil vaincu,
Me fait juger que ce que j'ai vécu
Etait la nuit du jour qui devait luire.

 


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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 18:58

L'oiseleur


L'oiseleur Amour se promène
Lorsque les coteaux sont fleuris,
Fouillant les buissons et la plaine ;
Et chaque soir sa cage est pleine
Des petits oiseaux qu'il a pris.

Aussitôt que la nuit s'efface
Il vient, tend avec soin son fil,
Jette la glu de place en place,
Puis sème, pour cacher la trace,
Quelques brins d'avoine ou de mil.

Il s'embusque au coin d'une haie,
Se couche aux berges des ruisseaux,
Glisse en rampant sous la futaie,
De crainte que son pied n'effraie
Les rapides petits oiseaux.

Sous le muguet et la pervenche
L'enfant rusé cache ses rets,
Ou bien sous l'aubépine blanche
Où tombent, comme une avalanche,
Linots, pinsons, chardonnerets.

Parfois d'une souple baguette
D'osier vert ou de romarin
Il fait un piège, et puis il guette
Les petits oiseaux en goguette
Qui viennent becqueter son grain.

Étourdi, joyeux et rapide,
Bientôt approche un oiselet :
Il regarde d'un air candide,
S'enhardit, goûte au grain perfide,
Et se prend la patte au filet.

Et l'oiseleur Amour l'emmène
Loin des coteaux frais et fleuris,
Loin des buissons et de la plaine,
Et chaque soir sa cage est pleine
Des petits oiseaux qu'il a pris.

 

Guy de Maupassant

1850/1893

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