Les cellules cancéreuses suppriment leurs mitochondries, ce qui donne à ces dernières un avantage sur les cellules non-cancéreuses. Comme les mitochondries contrôlent la mort des cellules, ce phénomène empêche les cellules cancéreuses de mourir. Mais, selon le Dr Michelakis, le DCA permet de renverser ce phénomène et de reprogrammer les cellules cancéreuses pour qu'elles redeviennent mortelles.
"Le DCA va restaurer la fonction mitochondriale induisant la mort de la cellule cancéreuse", a expliqué le Dr Sébastien Bonnet, qui fait partie de l'équipe de chercheurs. En outre, le "DCA n'a aucun effet sur les cellules saines alors qu'actuellement les médicaments ne sont pas capables de faire la différence entre une cellule cancéreuse et une cellule saine", a-t-il ajouté.
Pour plusieurs cancers
L'intérêt du DCA est que cette substance "pourrait permettre de traiter différentes formes de cancer car toutes les formes de cancer suppriment la fonction mitochondriale", souligne le Dr Michelakis. Il est en outre facilement absorbable par l'organisme par voie orale et il s'agit d'une molécule "relativement non-toxique", qui peut être testée immédiatement sur des patients cancéreux, ajoute-t-il.
"Ces recherches préliminaires sont encourageantes et apportent de l'espoir à tous ceux qui souffrent du cancer", a déclaré le Dr Philip Branton, directeur scientifique pour le cancer des Instituts de recherche en santé du Canada, qui ont financé les travaux du Dr Michelakis et de son équipe.
afp/tac