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Varsovie polonais), officiellement la République de Pologne (Rzeczpospolita Polska en polonais), est un pays d'Europe centrale peuplé par plus de 38 millions d'habitants. Il est bordé par la mer Baltique, l'enclave russe de Kaliningrad et la Lituanie au nord, la Biélorussie et l'Ukraine à l'est, la Slovaquie et la République tchèque au sud, et l'Allemagne à l'ouest. Le pays partage également des frontières maritimes avec le Danemark et la Suède.
La Pologne (Polska en
Ancien État du bloc de l'Est durant la guerre froide, la Pologne est membre de l'ONU depuis le 24 octobre 1945, du Conseil de l'Europe depuis le 26 novembre 1991, de l'Union européenne et signataire de la Convention de Schengen depuis le 1er mai 2004.
Géographie
Le paysage polonais consiste presque entièrement en terres constituant la Plaine européenne du Nord. Le sud est cependant marqué par le massif des Carpates qui forme une frontière naturelle avec la République tchèque et la Slovaquie. Le pays dispose d'une large ouverture sur la Baltique facilitant les exportations de produits agricoles ou manufacturés et de matières premières (charbon), et permettant la création de chantiers navals. La frontière avec l'Allemagne a été fixée sur la ligne Oder-Neisse, du nom du fleuve et de son affluent situés à l'ouest du pays.
La Pologne est parcourue par deux fleuves majeurs qui se jettent dans la mer Baltique. La Vistule, longue de 1047 km, traverse plusieurs grandes villes polonaises dont Varsovie, la capitale. L'Oder, long de 854 km, délimite quant à lui une partie de la frontière entre l'Allemagne et la Pologne. Le pays compte aussi des rivières de première importance telles que la Warta, un affluent de l'Oder long de 808 km, le Bug, un affluent de la Vistule long de 772 km, ainsi que l'Alle et l'Angrapa.
La majorité des cours d'eau de Poméranie et des régions avoisinantes terminent leur course dans la mer Baltique, mais dans les Beskides prennent source certains ruisseaux qui se déversent indirectement dans la mer Noire, soit par l'intermédiaire du Dniestr, soit par l'intermédiaire de l'Orava, puis du Váh, et enfin du Danube.
Les cours d'eau polonais sont depuis longtemps utilisés pour la navigation. Les Vikings, par exemple, avaient l'habitude de remonter la Vistule et l'Oder. Au Moyen Âge et au début de l'ère moderne, lorsque la Pologne-Lituanie était le grenier de l'Europe, l'acheminement de céréales et d'autres produits agricoles le long de la Vistule vers Gdańsk puis l'Europe de l'Ouest devint particulièrement important.
Le climat est de type océanique au nord et à l'ouest et devient graduellement plus continental en allant vers le sud et l'est. Les étés sont tièdes, avec des températures moyennes variant entre 20°C et 27°C. Les hivers sont froids, avec des températures moyennes tournant autour de 3°C au nord-ouest et -8°C au nord-est. Bien que les précipitations restent régulières tout au long de l'année, l'hiver est plus sec que l'été, surtout à l'est.
Principales villes
Varsovie (1,7 million d'habitants), Łódź (803 000), Cracovie (757 000), Wrocław (635 000), Poznań (578 000), Gdańsk (458 000), Szczecin (417 000), Bydgoszcz (387 000), Lublin (356 000), Katowice (345 000)
Fondée au Xe siècle sur le territoire des Polanes, la Pologne devient au Moyen Âge une puissance incontournable en Europe centrale. Son premier souverain est Mieszko Ier, fondateur de la dynastie des Piast, qui règne sur la Pologne de 966 à 1370. La capitale est alors Gniezno, à l'Est de Poznań.
Poste avancé de l'Occident catholique romain face aux mondes orthodoxe (russe, biélorusse, ukrainien), païen (balte), et musulman (turco-mongol), elle est aussi confrontée au Drang nach Osten (poussée germanique vers l'est), qu'il vienne du Saint Empire ou des Chevaliers teutoniques. Située au carrefour de plusieurs mondes, et dépourvue de frontières naturelles, la Pologne est extrêmement exposée aux invasions. Celles-ci, particulièrement au XIIIe siècle, ruineront le pays (invasions de la Horde d'Or mongole de 1248 à 1275).
Casimir III le Grand, dernier roi de la dynastie des Piast, unifie la Pologne.
Elle atteint son apogée aux XVe et XVIe siècles, sous la dynastie lituanienne des Jagellon, avec Ladislas II. La Rzeczpospolita Obojga Narodów (res publica de deux nations) résultant de l'union du Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie (l'Union de Lublin - 1569), couvre alors un territoire qui « allait de la Baltique à la mer Noire » et jusqu'aux portes de Moscou. La capitale était alors Cracovie, en Petite Pologne. Casimir IV réunit même pour une petite période les couronnes de Bohème (1471) et de Hongrie (1490) à celle de Pologne.
La Rzeczpospolita se dota par ailleurs d'un système politique inédit depuis la Rome Antique, l'Aristocratie. Le Roi y était en effet élu, et non héréditaire. Certes, cette « république » ne donnait le droit de vote qu'aux seuls nobles. Cela représentait toutefois presque 10 % de la population et plus encore autour de Varsovie, devenue capitale au XVIIe siècle. Les nobles obligèrent le roi à céder de ses prérogatives, notamment en ce qui concernait les impôts, l'armée et la justice. Ainsi, le monarque polonais, à l'époque où les monarchies européennes (France, Espagne, Autriche, Prusse) « s'absolutisaient », était au contraire affaibli.
La tolérance religieuse était une autre caractéristique majeure de la Rzeczpospolita. Si la majeure partie des paysans était restée catholique (dans les années 1980, 9 polonais sur 10 étaient baptisés), de nombreux nobles s'étaient convertis au protestantisme, luthérien mais surtout calviniste. Par ailleurs, la Pologne avait donné abri (en particulier dans la ville de Leszno) aux « Frères tchèques » (Hussites) qui voulaient échapper à la re-catholicisation de la Bohême entreprise par les Habsbourg. Enfin, la Rzeczpospolita comptait une très importante population juive (5 à 10 % de la population totale), en particulier dans les villes et surtout dans la partie orientale du pays.
En 1570, l'Accord de Sandomierz prônait la coexistence pacifique des religions. Il fut renforcé en 1572 par la Confédération de Varsovie. La tolérance était si grande que la noblesse polonaise contraignit Henri de Valois (1572-1574, futur Henri III en France), pour être élu roi de Pologne, à accorder plus de libertés aux protestants français.
Mais cette tolérance se réduisit progressivement au XVIIe siècle, en particulier après 1655, quand la Suède protestante envahit la Pologne et fut arrêtée à Częstochowa, devant le sanctuaire marial de Jasna Góra, dont le prieur, Augustyn Kordecki, était à la tête de troupes numériquement très inférieures.
Le règne de Jean III Sobieski (1674-1696) fut marqué par la construction, à partir de 1677, du château de Wilanów à Varsovie, et par la victoire de ses troupes en 1683, appelées en renfort par les puissances européennes et le Pape pour faire face à une offensive turque de grande ampleur sous les murs de Vienne. Victoire militaire qui aura une conséquence politique importante car les Habsbourgs, traditionnels rivaux des Polonais, sont sauvés et partageront plus tard le pays avec la Russie et la Prusse. Cette victoire est aussi à l'origine des croissants, les premières viennoiseries[2], dont la forme rappelle le symbole du drapeau ottoman.
La Rzeczpospolita est peu à peu victime d'un long déclin, du fait de son système politique anarchique, et des nombreuses invasions (suédoises, russes, turques, prussiennes). À la fin du XVIIIe siècle, la Pologne perd son indépendance, partagée trois fois successivement entre ses voisins (1772, 1793 et 1795). La première division de la Pologne, en 1772, conduisit à un sursaut civique. Ce sursaut amena en 1791 à la proclamation d'une Constitution, nettement moins « révolutionnaire » que celle de la France, mais néanmoins perçue comme trop dangereuse pour ses voisins, d'où le second partage. Second partage qui provoqua une révolte menée par un héros de la guerre d'indépendance américaine, Tadeusz Kościuszko. Cette révolte servira de prétexte au troisième partage : la Pologne est rayée de la carte.
Tout au long du XIXe siècle, exception faite de la fin de la période napoléonienne (Grand-Duché de Varsovie), la Pologne se vit écartelée, partagée entre la Russie, la Prusse (puis l'Allemagne), et l'Autriche (puis l'Autriche-Hongrie). Elle ne recouvre son indépendance qu'en novembre 1918.
Comme la plupart des pays d'Europe du Centre-Est, à l'exception de la Tchécoslovaquie, les idéaux démocratiques des premiers temps ne durèrent pas. Le régime devint rapidement autoritaire, notamment sous l'influence de Józef Piłsudski.
L'invasion allemande du 1er septembre 1939 déclenche la Seconde Guerre mondiale. La Wehrmacht atteint Varsovie en 7 jours grâce à sa stratégie du « blitzkrieg » et à sa supériorité technologique (la capitulation de Varsovie : le 28 septembre 1939). À l'est, l'invasion soviétique du 17 septembre anéantit tout espoir de résistance. Le pays est à nouveau partagé, cette fois-ci entre l'Allemagne nazie et l'Union Soviétique. Le gouvernement polonais quitte la Pologne et vient se réfugier en France. Les divers ministères polonais s'installent au château de Pignerolle (Sud-Est d'Angers) ainsi qu'à Angers qui devient de fait la capitale politique temporaire de la Pologne. Le gouvernement officiel polonais en exil officiera jusqu'à l'invasion de la France par les troupes allemandes en juin 1940. Les armées polonaises luttent sur de nombreux fronts et constituent par ses effectifs la 4e armée alliée lors du conflit aux cotés des soldats soviétiques, américains et britanniques.
À la fin du second conflit mondial, les Soviétiques conservent la partie orientale du pays, peuplée majoritairement par les Ukrainiens, annexée en 1939, et la Pologne « glisse » vers l'ouest, en absorbant le sud de la Prusse orientale, la Poméranie et la Silésie. Une raison utilisée par Moscou pour expulser les Allemands de ces territoires, qu'ils peuplaient depuis déjà plusieurs siècles, est que ces territoires étaient historiquement polonais. Elle devient une république populaire membre du Pacte de Varsovie.
Dans les années 1970 et 80, de violentes révoltes éclatent dans le pays. Dans ce climat, l'élection au trône de Saint Pierre de l'archévêque de Cracovie, Karol Wojtyła (Jean-Paul II), en octobre 1978, est vécue par les autorités communistes comme une provocation.
En 1980, naît le syndicat indépendant Solidarność (Solidarité), dirigé par Lech Wałęsa. Le général Wojciech Jaruzelski déclare la loi martiale le 13 décembre 1981.
En 1989, ont lieu "les Tables Rondes", réunion entre le gouvernement et Solidarność, qui permettront la naissance en douceur d'une nouvelle Pologne, dirigé par Tadeusz Mazowiecki. À cette période, la Pologne est le premier pays du Pacte à se libérer de l'emprise soviétique, et à former un gouvernement non lié au bloc soviétique.
En 1990 Lech Wałęsa est élu Président de la République. Mais il est battu cinq ans plus tard par l'ancien communiste Aleksander Kwaśniewski (1995-2005).
Cette période permit à la Pologne d'intégrer, et ce depuis 1999, l'OTAN. En 2003, les États-Unis lui attribuent le commandement d'une zone d'occupation en Irak. Le 1er mai 2004, elle intègre l'Union européenne.
Le 23 octobre 2005, est élu le nouveau président : Lech Kaczyński.
La Pologne est une république démocratique. Le Premier ministre est le président du Conseil des ministres. Son gouvernement est responsable devant la chambre basse. Le Président, élu au suffrage universel direct pour 5 ans, est le chef de l'État. Il nomme le chef du gouvernement et dispose d'un droit de veto qui ne peut être levé par la chambre basse qu'à la majorité qualifiée des trois cinquièmes. Le parlement est composé de deux chambres : la Diète - en polonais Sejm composée de 460 sièges et le Sénat composé de 100 sièges.
Le 5 mai 2006, le gouvernement polonais voit l'entrée en charge de plusieurs ministres proches de l'extrême-droite Roman Giertych, dirigeant de la Ligue des familles polonaises (LPR - Liga Polskich Rodzin), est à la tête de l'Éducation nationale. Ce dernier a l'intention d'insister dans les programmes scolaires sur « les valeurs chrétiennes de la Pologne éternelle ». Quant à Andrzej Lepper, chef du Samoobrona (« Autodéfense »), il obtient le poste de vice-Premier ministre chargé de l'Agriculture. Les ministères du Travail et du Bâtiment tombent également aux mains de Samoobrona. Ce cabinet de coalition, négocié par Jarosław Kaczyński, provoque des manifestations organisées par l'opposition.
La Pologne est subdivisée en 16 régions administratives appelées voïvodies ou voïévodies (województwa au pluriel et województwo au singulier) :
Ces voïvodies étaient au nombre de 49 entre 1975 et 1999.
Souvent réduit à tort aux simples prestations des ballets Slask et Mazowsze par une grande partie de la polonité, le folklore polonais reste cependant pratiqué assidûment par un grand nombre de Polonais de tous âges et de toutes classes sociales.
Ceci est en partie dû à la volonté et au travail exceptionnel de préservation de ce folklore. Artisan de cette préservation : Oskar Kolberg qui parcourut la Pologne au XIXe siècle afin de répertorier le maximum de mélodies, de poèmes et de danses, région par région. Ce travail de recherche est d’ailleurs disponible dans son chef-d’œuvre de plus de 50 tomes : LUD (le peuple).
Ainsi, de nombreux groupes se sont créés et revendiquent encore aujourd’hui leurs régions d’origine, teintées de mélodies typiques et de pas de danse très particuliers d’une région à l’autre. Notons néanmoins qu’il existe 5 danses nationales popularisées pour la plupart par Chopin : le krakowiak (danse de Cracovie), l’oberek, la polonaise, le mazur et le kujawiak.
L’exemple le plus frappant de cette préservation des traditions folkloriques reste la région des Podhale près de Zakopane ; cette région montagneuse conserve ses traditions dans la vie quotidienne et dans les comportements mais surtout continue à conserver sa musique grâce au développement touristique et aux karczma (taverne où l’on peut écouter de la musique montagnarde).
Enfin, depuis les années 1960 et l’apparition de la polonia (polonité : ensemble des personnes d’origine polonaise dans le monde), de nombreux groupes étrangers de folklore polonais sont apparus afin de perpétuer les traditions.
Source:Wikipedia