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Les ancêtres des Allende sont basques .Ses ancêtres sont arrivés au Chili durant le XVIIe siècle, et se distinguent des autres familles aristocratiques dès la première moitié du XIXe siècle. Le membre le plus important de la famille est son grand père Ramón Allende Padín, surnommé « El Rojo », un radical et grand maître de la franc-maçonnerie.
Son fils Salvador Allende Castro est aussi un radical et maçonnique. Il travaille comme fonctionnaire et comme notaire au port de Valparaíso. Il est connu pour son génie, dotes poéticas (comme son père), et sa passion pour la chilenisation de Tacna et Arica. Il se maria avec Laura Gossens, femme d'une grande beauté et intelligence, fille d'un immigrant belge ayant vécu à Concepción.
Les frères et sœurs Allende Gossens sont au nombre de six : Alfredo, Inés, Salvador et Laura, (ces deux derniers morts en bas âge) ainsi que Salvador et Laura.
La famille Allende est bourgeoise. En raison des différentes fonctions qu'il a dû assumer dans la fonction publique, son père est amené à déménager régulièrement avec toute sa famille à travers tout le pays. Ainsi, les huit premières années d'Allende se passent à Tacna, qui est à l'époque chilienne. Le jeune Salvador arrive dans cette ville alors qu'il est âgé de seulement quelques semaines.
Salvador Allende Castro doit assumer les fonctions d'avocat de la Corte de Apelaciones et de secrétaire de l' Intendance Régionale. Il s'installe avec sa famille dans une propriété louée située rue San Martín au numéro 238.
Allende commence ses études à la section préparatoire du lycée de Tacna, dirigée par le professeur Julio Angulo. Il est considéré comme un enfant intelligent et énergique, selon Zoila Rosa Ovalle, la «mamá Rosa»[4], la personne qui garde Allende durant son enfance et son adolescence, et qui l'a vu devenir président. Elle l'appelle « Chichito », car le petit Allende ne peut pas prononcer son diminutif correspondant, Salvadorcito. De là vient son surnom, le « Chicho Allende ».
Après huit années passées à Tacna, la famille reste quelque temps à Iquique, en 1918. Valdivia sera sa prochaine ville d'accueil. Son père devient avocat du Conseil de défense de l'État, en 1919. Allende continue ses études au lycée de Valdivia, où ses camarades le surnomment « pije » et « pollo fino », à cause de son haut rang social et de son intérêt vestimentaire, en comparaison avec ses camarades de classe.
Il retourne à Valparaíso en 1921, quand son père devient avocat à la Corte de Apelaciones de la dite ville. Allende poursuit ses études au lycée Eduardo de la Barra, où il rencontre Juan Demarchi, vieux cordonnier anarchiste qui, selon les confidences d'Allende, aura sur lui une importance fondamentale[5]. Durant de longues conversations, il découvre l'importance des luttes sociales. Cependant, certains estiment que cette relation a été embellie et que l'influence du cordonnier sur Allende n'a pas été aussi importante.
Allende termine ses études secondaires en 1924, puis effectue son service militaire d'une durée d'un an au régiment de Lanceros de Tacna[6].
Il intègre l'université du Chili où il étudie la médecine, après avoir longtemps hésité à s'orienter vers le Droit. Il vit d'abord avec sa tante paternelle, Anita, puis dans différentes chambres étudiantes, tout en faisant de petits travaux afin de pouvoir subvenir à ses besoins. Après cette relative précarité, le «pije» termine ses études avec une moyenne générale de cinq sur sept[7]. Sa thèse doctorale de 1933, Higiene mental y delincuencia, a été publiée en 2005 par Editorial CESOC de Santiago du Chili. En 1940, il se marie avec Hortensia Bussi dont il aura trois filles.
Issu de la bourgeoisie chilienne, Salvador Allende fonde le parti socialiste chilien en 1933 à l'âge de 25 ans. Sa carrière politique connaît une ascension fulguante : Elu à la chambre basse du Congrès à 29 ans, Ministre de la Santé à 31 (il inventa la sécurité sociale pour les ouvriers )sénateur à 37, fonction qu'il occupera pendant un quart de siècle.
Malgré ces francs succès, Salvadore Allende n'arrive à la tête de l'Exécutif chilien qu'en 1970. Le président sortant Eduardo Frei ne peut se représenter. Les démocrates chrétiens choisissent le très modéré Radomiro Tomic comme candidat ce que la droite "nationale" ne peut accepter. Face à ces divisions, Allende réussit à créer une unité de la gauche (l'unité populaire) et obtient 36,3 % des voix à la tête de cette coalition. L'élection est validée par le Parlement grâce au soutien de la démocratie-chrétienne. Pour la première fois, un socialiste accède par les urnes à la tête d'un pays d'Amérique latine.
Un régime instable
Mais la présidence Allende sera celle des compromis permanents : soutenu aussi bien par le centre que par l'extrême gauche trotkyste, Allende ne fait jamais l'unanimité. Mais c'est bien son vaste programme de renationalisation qui va créer le plus de remous. Les Américains apprécient peu de voir leurs compagnies de cuivre expropriées sans autre forme de procès. Les grands trusts chiliens comme le ITT financent l'opposition de droite soutenue par la CIA. Mais le chomage décroit sans que les classes moyennes et intermédiaires n'aient à financer la lutte contre la pauvreté des ouvriers ; pendant deux ans toute tentative de pustch est donc impensable.
"Le blocus économique des États-Unis, en réponse aux expropriations sans indemnisations, et le sabotage interne de la bourgeoisie firent le reste. Le Chili produisait de tout, des automobiles au dentifrice. Mais l’industrie avait une fausse identité : 60% du capital des 160 sociétés les plus importantes était étranger, et 80% des éléments fondamentaux étaient importés. De plus, le pays avait besoin de 300 millions de dollars par an pour importer des produits de consommation, et 450 millions pour financer le service de sa dette extérieure. Or, les crédits accordés par les pays socialistes ne suffisaient pas à remédier à la carence en pièces détachées, car toute l’industrie, l’agriculture et le transport fonctionnaient avec du matériel américain" explique l'écrivain Gabriel Garcia Marquez. Le pays est agité par des soubresauts sociaux sans précédent, les grèves se multiplient, les prix flambent, Allende demande l'appui de l'armée.
chronologie du pustch du 11 septembre 1973
11 octobre 1972 : Grève des camionneurs, pilotée par les grands propriétaires et la C.I.A.
Novembre 1972 : Allende fait un geste vers les militaires et nomme Carlos Pratt, chef de l’armée de terre, loyaliste, à la tête du gouvernement.
4 mars 1973 : L’U.I.P. atteins 44% des voix aux législatives mais reste minoritaire à la Chambre.
23 Août 1973 : Malgré un climat de guerre civile, Allende croit encore au processus démocratique. Il nomme Augusto Pinochet à la tête de l’armée, sur les conseils de Pratt qui le juge loyal.
Fin août 1973 : Les militaires planifient avec le soutien de la C.I.A. un coup d’Etat pour le 18 septembre. Il le font en insistant auprès de Pinochet pour qu’il prenne la tête de la Junte. Lorsqu’ils apprennent le projet du président Allende de recourir au référendum le 18 septembre pour se faire confirmer à la présidence, ils avancent la date du golpe au 11 septembre.
8-10 septembre 1973 ( ? ) : Pinochet accepte de prendre la tête du soulèvement militaire.
11 septembre 1973 : La Junte prend le pouvoir. Salvador Allende meurt dans le Palais présidentiel de la Moneda.
Source:Wikipedia