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Les "Mohawk".1ere partie

   


Les Mohawks font partie de la famille linguistique iroquoienne. Au Québec, ils sont près de 11 000, dont plus de 8 500 vivent sur réserve. Leur territoire se situe en périphérie de Montréal. Il existe trois communautés mohawks au Québec : Kahnawake, Kanesatake et Akwesasne, qui se trouve à la frontière de l'Ontario. Autrefois, les Mohawks vivaient principalement de l'agriculture, de l'échange commercial de produits agricoles et artisanaux, de la chasse, de la pêche et de la cueillette.

Saviez-vous que les Mohawks se faisaient autrefois engager dans de nombreuses compagnies de transport à titre de pagayeur? Grâce à leur aptitude à affronter les rapides et à faire face aux eaux agitées, ils ont, entre autres, permis à une expédition britannique de remonter le Nil jusqu'à Khartoum, au Soudan
La nation mohawk, qui compte plus de 16 000 membres, est la plus populeuse des nations autochtones du Québec. La plupart d’entre eux vivent dans trois communautés : Kahnawake, Akwesasne et Kanesatake. De fait, 2 600 n’y habitent pas. La langue d’usage des Mohawks est l’anglais. Toutefois, certains parlent leur langue maternelle et quelques-uns s’expriment en français.

 

Les Mohawks font partie des nations iroquoises qui, avant l’arrivée des Européens, forment la Confédération des Cinq Nations. Leur société est matrilinéaire, les femmes y transmettant la parenté et l’identité clanique. De nos jours encore, une part importante de la population observe les modes de vie de leurs ancêtres sur les plans religieux, politique et social.

En 1649, les Mohawks, alliés des forces britanniques, supplantent les Hurons qui sont les principaux partenaires commerciaux des Français. Ils acquièrent ainsi de nouveaux territoires de chasse. Au XVIIe siècle, les missionnaires jésuites, dont plusieurs s’installent au Canada, convertissent de nombreux Mohawks au catholicisme.

À partir du XIXe siècle, des Mohawks exercent des métiers recherchés, comme celui de pagayeur dans les embarcations de l’époque qui franchissent les rapides de Lachine. Depuis la construction du pont Victoria en 1850, les Mohawks ont acquis une réputation mondiale en tant qu’ouvriers spécialisés dans le montage de structures d’acier à des hauteurs vertigineuses.

Établis à proximité de Montréal, les Mohawks de Kahnawake ont pris en charge, depuis plusieurs années, la plupart des secteurs de l’activité communautaire. Ayant conclu en 1984 une entente avec le Québec, ils ont la pleine responsabilité de la construction et du fonctionnement d’un hôpital, le Centre Kateri. La communauté possède aussi son propre corps policier. Les écoles de la communauté, dont la Survival School, dispensent un enseignement axé sur la culture et les traditions mohawks.

La réserve d’Akwesasne est située en partie au Québec, en Ontario et dans l’État de New York. Une entente conclue en 1991 avec les gouvernements du Québec, de l’Ontario et du Canada contribue depuis à doter la communauté mohawk canadienne d'infrastructures essentielles en matière de santé, de services sociaux, de loisirs, d’éducation, de formation et d’administration de la justice.

Vivant près du lac des Deux-Montagnes, la communauté de Kanesatake est aux prises avec une problématique territoriale assez particulière. De fait, non seulement les terres acquises par le gouvernement fédéral au bénéfice des Mohawks ne constituent pas officiellement une réserve, mais elles s’imbriquent dans les propriétés des villageois et des paroissiens non autochtones d’Oka. La question territoriale, qui demeure très sensible pour eux, est l’une des causes de la crise de 1990 qui a grandement nui aux relations que les Mohawks ont avec les autres résidents de la région.

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