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- Qu'est ce que le QI ?
Le Quotient Intellectuel est une série d’une trentaine de tests, mis au point en 1906 par le psychologue français Alfred Binet pour le ministère de l'Education nationale. L’objectif est alors de détecter les enfants en échec scolaire pour leur apporter un soutien personnalisé. Il a depuis été adapté et modifié à de multiples reprises. Le test le plus fréquemment utilisé est celui de Weschler, mais il en existe d’autres : le Stanford Binet, le K.ABC, le Catell et la matrice de Raven qui sont deux tests aculturels.
2 - Le QI mesure-t-il l'intelligence ?
Le QI évalue le quotient intellectuel, et non le "Quotient d'Intelligence". Il ne s’agit pas en effet de mesurer l’intelligence, mais de pouvoir établir des comparaisons, avec une population de référence ou avec la personne elle-même, par exemple pour estimer le développement de ses capacités intellectuelles.
3 - Les tests de QI sont-ils fiables ?
Oui, dans la mesure où on ne leur demande pas plus d’informations qu’ils ne peuvent donner. Les tests n’évaluent pas, par exemple, l’intuition et l’imagination, mais une certaine performance. Or l’intelligence c’est la faculté à comprendre et à construire un raisonnement, et pas uniquement à restituer un savoir. Par ailleurs certains jugent que les QI ne peuvent prétendre avoir une valeur universelle étant données les diversités culturelles. Des études ont ainsi montré que les résultats au QI des immigrants s’élevaient 5 ans après leur arrivée dans leur pays d’adoption.
4 - Le QI peut-il varier en fonction de l'âge ?
Les résultats des tests sont pondérés en fonction de l'âge. Le QI évolue en effet de façon importante dans les premières années de vie. C’est ce qu’ont démontré Michel Duyme et Marie-Annick Dumaret de l'INSERM en 1999 en observant 67 enfants âgés de 4 à 6 ans, présentant un QI faible. Leurs performances intellectuelles se sont singulièrement améliorées après qu’ils eurent été adoptés par des parents issus d’un milieu socio-culturel plus favorisé. On a également constaté que les résultats pouvaient varier de 10 points selon l’état psychologique et physique (stress, fatigue) dans lequel la personne se trouve au moment du test.
5 - Suis-je dans la moyenne ?
Le QI était à l’origine le rapport entre la note obtenue par l’enfant testé et la moyenne des enfants de sa classe d’âge, le tout étant multiplié par 100. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, bien que le terme de "quotient" ait été conservé. Le résultat obtenu est le calcul de l’écart avec une moyenne théorique de 100, les scores étant distribués selon une courbe en cloche. Près des 2/3 de la population ont un QI entre 85 et 115 ; 3 % dépassent le seuil de 130, ce qui indique un niveau très supérieur à la moyenne ; pour 3 % le QI est inférieur à 70, révélant une faiblesse intellectuelle.
6 - Comment reconnaît-on un enfant surdoué ?
Les enfants qui ont des facilités intellectuelles se mettent à parler très jeunes, possèdent un vocabulaire riche et élaborent des phrases construites. Ils sont capables de se concentrer longtemps et possèdent une mémoire étonnante, leur imagination est également très fertile. Ils aiment beaucoup la compagnie des adultes et ont du mal à jouer avec leurs congénères du même âge.
7 - Les femmes sont-elles plus intelligentes que les hommes ?
Vaste question qui soulève des débats passionnés ! On estime généralement qu’il existe autant de femmes surdouées que d’hommes, mais elles seraient détectées plus tardivement. Leur maturité émotionnelle leur permettrait en effet de mieux supporter leur précocité. Elles pâtiraient donc de cette relative discrétion, qui ne leur permettrait pas de recevoir un enseignement adapté. Sur le plan scolaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats que les garçons, mais poursuivent des études moins longues, sans doute pour des raisons sociologiques.
8 - Qui peut faire passer un test de QI ?
Vous pouvez vous adresser à un psychologue scolaire de l’établissement dans lequel votre enfant est scolarisé ou à un psychologue diplômé extérieur. Des associations réunissent les personnes surdouées, demandez-leur conseil. Surtout n’oubliez pas une copie du compte rendu des conclusions après les tests afin de pouvoir les produire si cela est nécessaire, par exemple pour réorienter votre enfant.
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Intelligence vient du latin intellegentia (faculté de comprendre), dérivé du latin intellegere signifiant comprendre, et dont le préfixe inter (entre), et le radical legere (choisir, cueillir) ou ligare (lier) suggèrent essentiellement l'aptitude à relier des éléments qui sans elle resteraient séparés.
L'intelligence est l'ensemble des facultés mentales permettant de comprendre les choses et les faits, de découvrir les relations entre eux. L’intelligence est également admise comme étant ce qu'en fait elle permet : la faculté d'adaptation. Également l'intelligence pratique est la capacité d'agir de manière adaptée aux situations. Au niveau d'évolution de l'humain, la compréhension ne peut se concevoir sans un système de codification diversifié. On aboutit donc à l’intelligence conceptuelle, inséparable d'une maîtrise du langage des mots permettant le raisonnement complexe, le raisonnement étant l’opération mentale d’analyse permettant d'établir les relations entre les éléments. Enfin, et à ce même niveau, l'objet de l'intelligence est la connaissance conceptuelle et rationnelle[1].
Un psychologue, Alfred Binet, a introduit en 1905 l'idée de mesurer l'intelligence des individus selon une échelle métrique de l'intelligence. Ses recherches furent encouragées par le gouvernement français. Ces premières approches conduisirent à la notion de Quotient intellectuel.
Pour Jean Piaget, l'intelligence dérive de l'adaptation du sujet à son milieu. Il distingue deux types d'intelligence :
À propos du test Binet-Simon, il serait raisonnable de réduire l'intelligence à des performances de tests, mais ce n'est pas le cas même s'ils sont largement utilisés. Ils visent à quantifier (de façon relative, par rapport à une population « moyenne », et non de façon absolue) la capacité à percevoir, conserver, analyser et utiliser l'information en provenance de son environnement afin d'interagir avec celui-ci.
Il est clair que, selon le domaine, l'intelligence d'un individu est variable. De nombreux autistes, par exemple, restituent dans le plus grand détail des informations visuelles - bien plus fidèlement que des non-autistes. Cependant, la possibilité même de quantifier ce concept si vaste et complexe qu'est l'intelligence est une idée très mitigée. Plusieurs croient que l'on devrait renommer les tests de QI « tests de potentiel académique » (TPA) afin d'être plus précis quant à ce qu'ils mesurent.
En l'absence de définition commune, et d'instrument de mesure satisfaisant, de nombreuses définitions existent, qui se recoupent plus ou moins.
On peut dire que l'intelligence est l'ensemble des fonctions mentales mobilisées pour l'analyse, la compréhension, et l'organisation du réel en pensées (concepts) chez l'être humain, à défaut de connaître celles des autres animaux, notamment les plus évolués.
On peut aussi définir l'intelligence comme étant la capacité à utiliser le raisonnement causal, l'imagination, la prospection et la flexibilité. Elle serait ainsi liée à la faculté d'adaptation, sans s'y réduire.
On peut aussi se référer à la définition qu'en donne le Trésor de la Langue Française informatisé (après avoir consacré un article de 26 pages au concept et au mot) :
[Dans des circonstances nouvelles pour lesquelles l'instinct, l'apprentissage ou l'habitude ne dispose d'aucune solution] Aptitude à appréhender et organiser les données de la situation, à mettre en relation les procédés à employer avec le but à atteindre, à choisir les moyens ou à découvrir les solutions originales qui permettent l'adaptation aux exigences de l'action.
Définir l'intelligence est difficile. L'idée d'intelligence semble présente dans de nombreuses cultures. La domination actuelle, dans la culture mondiale, de l'organisation occidentale de la connaissance rend très difficile l'élaboration d'une définition qui ne soit pas autogène, alors même que, selon la culture occidentale, définir l'intelligence est compris comme un paradoxe : l'intelligence de l'homme est a priori utilisée pour se définir elle-même. Cependant il semblerait que l'intelligence serait la capacité d'un individu à découvrir, créer ou résoudre des problèmes afin d'acquérir les connaissances nécessaires pour s'adapter à son environnement et supporter ses modifications.
Dans la culture occidentale, l'intelligence est intimement liée à l'idée de compréhension, rapide et/ou profonde, d'un « problème » identifié, perçu a priori comme complexe, situé dans un domaine de connaissance et/ou dans une utilisation des données de la nature et/ou dans un ensemble de relations sociales. Cette compréhension peut être singulière ou partagée. Elle sous-tend souvent l'idée d'une invention, d'une connaissance, d'un langage à découvrir pour résoudre ce problème, pour adapter une solution. Cette compréhension peut prendre diverses formes : artistique, corporelle, littéraire, artisanale, scientifique et technologique. Elle est généralement associée à une activité dont on situe intuitivement la source à la fois dans l'esprit de l'homme et dans son cerveau.
Dans la culture populaire la notion d'intelligence est associée à la capacité de savoir lire et écrire et donc à l'école, idée qui tend à se généraliser dans le monde. Pourtant, l'homo sapiens pré-existait avant de fabriquer le savoir lire et écrire...
source:Doctissimo et Wikipedia