24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 20:39

La voix charmeuse.
 
J’aime assez analyser les voix que j entends,
Et là, à vrai dire ce fût très charmant.
Je vais vous conter en quelque vers,
Une voix m’enivrant en cette fin d’hiver…
 
 
Pendant le repas de midi, assise à une table d’un café,
J’étais seule, je prenais mon repas en toute tranquillité.
Quand tout à coup, venant de derrière moi,
Légèrement grave et douce à la fois, je perçus cette jolie voix.
 
Je me suis mise à l’imaginer, ma plume m’a accompagné,
Je fermis donc les yeux pour mieux me concentrer,
Entendre ce timbre si vibrant et m’en imprégner,
Pour que mes mots viennent s’imprimer sur mon papier.
 
Il devait être toujours d’humeur très agréable,
Muni d’un regard apportant la chaleur des sables ;
Sur ces lèvres, je perçois un sourire radieux,
Amenant à son interlocuteur un air joyeux.
 
Il n’arrêtait pas de murmurer des mots rayonnants,
Je n’entends pas son hôte, il est muet probablement,
J’oyais des froissements de tissus soyeux,
Il devait être un homme doux et chaleureux.
 
Je l’imaginais d’une stature pas trop grande,
Un homme ordinaire d’allure charmante,
La beauté d’un homme de grand cœur
Ne pouvant donner que du bonheur…
 
Puis soudainement, arriver au café,
Par mégarde, ma plume tombe sur le parquet
Au même instant que lui se baissant,
Pour prendre ma plume et me la redonner.
 
Nous nous retrouvâmes face à face, et nez à nez,
Les mains de chacun sur cette plume pour la ramasser
Lui me disant sur son ton très charmeur et chanter:
« Oh! Excusez-moi, je voulais juste vous aidez ! »
 
Nous nous regardâmes yeux dans les yeux,
Le sourire aux lèvres je l’avais ; oh ! Mes aïeux,
Ma plume l’avait bien décrit ce gentilhomme gracieux,
Il n’avait pas d’hôte, il était seul et bienheureux…
 
 
Alors, il m’invita à sa table pour le café,
Puis nous nous sommes mis à discuter,
En nous échangeant quelque regard envoûter ;
Voilà une bonne fin de repas animé.
 
Un homme ni beau ni laid,
Mais dont le cœur était parfait
Tel que j aimerai à le rencontrer
Pour de vrai devant une tasse de café.
 
 Auteur :
La puce rêveuse



Note de Dracipe27: Ce texte m'a été envoyé par une internaute.
Je n'ai rien changé à son texte.
Celle ci m'a demandé de le faire paraitre,ce que j'ai accepté.
Par contre j'ai hésité à le classer soit dans la catégorie
"Témoignage sur la vie"

soit dans la catégorie
" Tribune libre du visiteur".

***********************************************************

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 16:47

Toi
 
 
Toi, qui avait tout le temps des mots doux ;
Toi, qui n'avait jamais de courroux ;
Toi, qui de ta main tu me guidais ;
Toi, qui de ton vouloir m'aidais,
Toi, qui était par ton écoute précieuse,
Toi, qui a su me rendre amoureuse...

 

Mais toi...

Toi, à ce jour je commence à te haïr,
Toi, maintenant je ne parviens plus à te saisir;
Toi, qui se croit toujours miséreux,
Toi, qui pense être le plus malheureux ;
Toi, tes paroles qui ne sont que calamités,
Toi, qui fait mal par tes remontrances désobligées,
Toi, sais tu qu'à cette heure, mon coeur est ensanglanté ;
Toi, à ton avis pourquoi mes larmes se mettent à couler?
Toi et bien, à présent regarde le miroir briller !
Toi, analyse ton image se dessiner,
Toi, que vois tu s'y refléter?
Toi, tes défauts tu ne peux les assumer !
Toi, l'amour que j avais de toi et en toute sincérité,
Toi et à toi je ne peux plus prononcer le verbe Aimer.

Mais fait attention de ne pas briser
Ceux que j'ai de plus cher et tant à aimer
Si un jour tu lis ces quelques mots
Tu sauras que je me suis exprimée

Et ce sera à toi de pleurer.


$$$$$$$$$$$$$$$$$$


Note de Dracipe27: Ce texte m'a été envoyé par un blog qui souhaite rester anonyme.Je l'ai trouvé trés joli,et de circonstance avec la Saint Valentin qui approche..........demain.Il permet de réfléchir .Réfléchissons.

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 08:47

Bonjour.

Je m'appelle M….. , je me suis mariée assez jeune ( 19 ans ) car j'étais enceinte de mon fils ainé ,c'est les parents qui nous ont pratiquement obligés a nous marier .

Après quelques années de déception nous avons eu un autre enfant ,pensant que cela arrangerait notre mariage , mais hélas ce ne fut pas le cas , je n'étais pas heureuse ,mon mari non plus ! Je précise que ce n'avait pas été le coup de foudre entre nous , un amour de jeunesse qui n'a pas duré !

Il a commencé a me tromper(*) avec une voisine de palier , mariée , le mari portait des « lunettes roses » !
Mon mariage a duré 6 ans et nous avons divorcé .

Une page de tournée !  Je me suis mise a travailler pour élever mes deux enfants , tant bien que mal , heureusement ,j'avais mes parents pour m'aider .
Quelques années sont passées ou je dois avouer que j'ai rattrapé le temps perdu , sorties en boite avec les copains et copines , cela a duré 4 ou 5 ans , jusqu'a ce que je trouve un travail dans une administration , une place stable !

Au bout d'un an je suis " sortie " avec un homme célibataire de 3 ans de moins que moi qui travaillait dans le même service , pour moi cela avait été le coup de " foudre " dés le premier regard , j'avais 30 ans ! Nous avons vécu une passion ,hélas je suis vite tombée enceinte , nous n'avions pas fait de projet , les mois ont passés, 7 mois exactement.
J’étais déjà assez avancé dans ma grossesse ,il se montrait jaloux , possessif , dans le service je n'avais pas intérêt (*)a regarder un homme !

Il m'a mené la vie dure ,mais je l'aimais , je ne demandais rien ,même pas qu'il reconnaisse l'enfant que je portais ,tout ce que je voulais c'était lui , uniquement .
Il est parti en vacances ,sans moi(*) ,car nos congés ne tombaient pas a la même époque ,en partant il m'a dit qu'il m'avait dans la peau(*) , qu'il m'aimait (*)! Et ensuite je l'ai attendu en vain , ses vacances terminées il n'est pas revenu ,moi j'étais en congés maternité et je me suis interdit de l'appeler ,je me disais qu'a la naissance du bébé il reviendrait ; quand j'ai accouchée une copine(*) de travail a fait exprès d'annoncer la nouvelle dans le service , dans la pièce ou il se trouvait.
Il a continué a se laver les mains (*)et il est parti sans rien dire ! J'ai tellement espéré , tellement attendu , mais il n'est jamais revenu et il n'a jamais voulu voir(*) son fils que ma sœur lui avait amené a la sortie du travail ,il a refusé de le voir !

Je n'ai jamais su pourquoi il a agit de cette façon , je n'ai jamais compris , et 33 ans après je ne comprend toujours pas ! J'ai vécue ce qu'on appelle un coup de foudre , mais était-il réciproque  ? Cela j'en doute , j'y ai cru pourtant ,mais ça n'a était pour lui qu'un feu de paille !
J'ai aujourd'hui 65 ans , je ne regrette pas d'avoir eu cet enfant c'est le plus beau cadeau qu'il m'a fait ! J'ai refait ma vie ,j'ai donné a mon fils un père ,qui est mon actuel mari .
Il  a reconnu cet enfant comme le sien ,il l'a élevé ! Mais pour moi ce n'est pas un mariage d'amour , nous avons réuni nos deux solitudes , il n'avait pas d'enfant et ne pouvait pas en avoir ! J'ai eu des amants , mais je n'ai eu qu'un seul amour ,il m'a laissé bien des larmes et des années de dépression ,

 le pire c'est que je ne l'ai jamais oublié !

PS:Je viens de recevoir ce témoignage,suite à mon article "le coup de foudre".J'ai discuté avec l'auteur,qui évidemment garde l'anonymat.Avant de le mettre en ligne,pour témoigner,il m'a fallut 3 ou 4 "lectures" à "blanc".Je n'en revenais pas.
Je ne savais comment appeler cet article,si certaines ou certains de vous ont un titre à me proposer,je prends.A chaque fois je le trouvais pas assez "parlant".

Note de Dracipe27: (*)....ceci indique que le mot ou la portion de phrase me laisse rêveur !!!!! Pauvre M...........


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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 15:21

Il ne faut ternir ce qui est brillant

La nuit …. Toujours.  Une vie sans voir !

 

Elle est née j’avais deux ans et demi, quoi de mieux qu’avoir une petite sœur … une joie.

Mais lorsqu’elle se mit à marcher, elle se buttait dans ce qui se trouvait sur son passage, pourquoi ? Eh bien le verdict fut terrible, non voyante !!!

 

A mon âge, je ne me rendais pas compte mais en grandissant j’eu vite compris, une vie de misère, d’une part pour mes parents qui se rejetaient la faute : c’est toi ! , dans les deux sens ….

De cela j’ai du gérer … toujours ranger les choses aux mêmes endroits, pour que ma sœur ne soit sans cesse perturbée, bien pousser les chaises, bien ranger la vaisselle, une place pour chaque chose et chaque chose à sa place.

 

J’ai fini par la haïr, elle me mangeait mon enfance, ma vie, je la détestais … je lui en voulait, mes parents se disputaient à cause d’elle. Mon père excédé me battait pour un rien … Je devais l’emmener avec moi chercher le pain ou autre, bref c’était l’enfer.

 

Puis un jour j’ai réfléchi … et si j’avais été à sa place, si les rôles avaient été inversés, j’étais une méchante, sans cœur, une sœur indigne !

J’ai vu les choses différemment d’un coup, j’ai enfin compris sa peine, ses angoisses, sa malchance.

J’avais mal ! Elle se rendait compte de son état.

Elle me disait sans cesse : tu as de la chance je ne peux pas broder, ne peux pas coudre, … la journée pour elle était bien longue. Il m’a donc fallu pour la distraire aller lui chercher des livres en Braille, à la bibliothèque des aveugles, par le métro …une valise dans chaque main, l’écriture étant en relief, un livre représentait  plusieurs volumes … Nous n’étions pas bien riche, un seul salaire d’ouvrier et il fallait payer l’internat (obligatoire jusqu’à l’âge de 21 ans) ;  Les fins de mois étaient difficiles, notre père avait un caractère autoritaire, de plus il s’était mis à boire, cela le rendait irascible et méchant. Nous n’avions pas les moyens de posséder une voiture, pas de télévision non plus. Elle s’ennuyait si je sortais avec des amies, elle pleurait jusqu’au soir me disait ma mère.

Je me privais souvent de sortie, pour lui éviter des peines.


Une année, une seule, ma mère l’a mise en colonie, avec son école, la honte …dans le métro à son retour, sa peau était sale, très sale .. les chaussures, pas les mêmes à chaque pied ! Elle n’y est jamais retournée … Sa toilette n’avait pas du être faite pendant son séjour.

 

A son école l’on ne s’occupait vraiment que des enfants ayant la possibilité d’évoluer vers un métier d’avenir : musicien, masseurs, kiné , etc … mais sinon ces enfants étaient quelques peu délaissés. Chaque semaine, étant en internat, elle revenait avec, pour seule leçon … un poème à apprendre.

… J’ai été agacée, quel désintéressement …. J’ai dù lui apprendre le calcul, un peu de géographie, les départements existants en France, etc ….

 

Chaque semaine, le samedi je traversais Paris, par les transports, pour aller la chercher pour le week end. Ma mère était fatiguée, un cancer qui la rongeait en silence … il a été découvert une dizaine d’années plus tard.Puis je faisais mes devoirs ,uniquement ce jour là,pour la semaine à venir, mon père ne voulant pas que je les fasse chaque soir, il faut dire que je n’avais ni chambre ni bureau, difficile de travailler ainsi, sur un bout de table de la salle à manger.

 

 

Puis un jour, partageant le même espace de sommeil,  je me suis aperçue d’un "problème" que je remarquais à cause de l'exiguïté de notre chambre. Elle avait 20 ans, elle allait toujours à cette même école (prévu jusque 21 ans), et elle était ……..enceinte.

Ceci c’était passé à l’intérieur de son internat !!!

Comment se fait-il qu’une école d’handicapés puisse laisser faire ce genre de choses ?  Les filles allant rejoindre les garçons le soir !

N’y avait-t-il aucun surveillant ?… Je pense que l’école est un peu fautive, c’est une chose inadmissible. Que de lacunes, des adolescents livrés à eux-mêmes.

Elle s’est mariée avec le papa, un non voyant également.

 

J’ai du encore m’occuper d’elle, lui confectionner des rideaux pour son appartement, et l'aider à s'installer … Elle a eu son bébé. Mais là encore que de problèmes, les biberons étaient sales,les tétines pas lavées … elle ne voyait rien, ni les saletés, ni les pipis du petit bambin à coté du pot. J’ai passé toutes mes vacances chez elle, pour l’aider, vie de misère toujours et encore …..

 

A ce jour je repense aussi à tous les enfants que j’ai pu y rencontrer. Certains, de petits monstres. Comment un médecin  peut-il laisser vivre de petits êtres, aveugles et difforment ?

Parmi ceux-ci certains ont marqué ma vie à jamais, l’un avait en plus de sa cécité un seul doigt à chaque main, le majeur, un pied bot, et une bosse dans le dos, d’autres des corsets pour maintenir leur colonne vertébrale. J’ai vu aussi des jumeaux de 20 ans, qui à chaque fête de fin d’année arrivaient, poussés par leur mère, dans un fauteuil double, roulant ! Ne pouvant tenir debout, ceux-ci étaient attachés à celui-ci pour les maintenir assis.
Les médecins ont-t-ils pensés à la vie de ces enfants, à la souffrance de leurs parents … Et que deviennent ceux-ci lorsqu’ils restent seuls dans la vie.

 

Comment également certains parents, bien qu’avertis à l’avance par leur médecin, préfèrent mener au bout des grossesses, sachant que leurs petits ne seront pas …… comme les autres.

Ils devraient penser au calvaire qu’ils pourront avoir, d’être différents, et parfois même de grandir, cachés du monde extérieur. Certains établissements accueillent ces enfants … on les place, on les cache,ici ou là, à l’étranger … on les oublie………………..

 

 

En conclusion sa vie fut bien triste, elle a eu trois autres enfants non désirés, et, n’ayant pas été aimée elle même, elle a abandonné sans raison ses quatre bébés, et son mari, pour partir avec un  homme  aux mauvaises mœurs.  Elle  n’a jamais voulu revoir ses enfants qui, eux, auraient bien voulu connaître leur mère,  puis ce fut la débauche, drogue et alcool, elle s’en est allé à 57 ans …. Rongée par un cancer généralisé.

 ******************************

Note de Dracipe:Ceci est une histoire vraie, hélas!L'auteur a souhaité garder l'anonymat, mais je peux vous dire,pour avoir longuement conversé avec celui-ci  par mail,avant de publier cette histoire,que ceci ne reflète qu'une petite partie de l'histoire triste que cette personne à vécue.  

10/02/2009:J'ai déja publié ce texte,mais je le trouve beau,tres beau et permet de remettre à sa place ce qui nous arrive dans notre petit quotidien. 

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 09:43

Journal intime

(ou personnel)

 

Un journal intime (ou personnel) est un écrit élaboré au fil du temps (typiquement — étymologiquement — une intervention par jour) et qui s'intéresse avant tout aux sentiments, pensées et aventures intimes du « diariste » (ainsi appelle-t-on la personne qui tient un journal intime, néologisme proposé par Michèle Leleu en 1952). Il peut ainsi évoquer des périodes variées de l'existence (maladie, travail, guerre, deuil, amours...)


Il est destiné à être gardé secret, soit dans l'immédiat (pour quelques mois ou années), soit définitivement (le diariste n'écrit alors que pour lui-même :
à terme il détruira son œuvre ou en demandera la destruction). Il peut aussi être transmis à un fonds de conservation, tel que le propose l'Association pour l'Autobiographie. La lecture pourra alors en être autorisée ou interdite, selon les souhaits de l'auteur.

Parmi tous les journaux personnels publiés, le plus connu est Le Journal d'Anne Frank. Considéré comme une œuvre majeure, ce journal témoigne de la vie d'une enfant juive pendant la Seconde Guerre Mondiale, contrainte de se cacher dans une annexe d'un immeuble à Amsterdam pour échapper à la déportation.

Lorsque le diariste utilise un support numérique, on parle de wordlog (mot-valise anglophone construit sur Word et log, journal) si le journal est destiné à demeurer intime et de weblog, généralement abrégé en blog quand, à l'inverse, les écrits sont diffusés au plus grand nombre via Internet. Le caractère intime des « journaux intimes en ligne » (certains parlent dans ce cas de « journaux extimes ») sur Internet est un paradoxe qui soulève beaucoup de questions et suscite parfois un certain malaise. C'est une pratique en évolution constante, née au milieu des années 1990, avec la variante plus récente constituée par une part des blogs.

 

Diariste: Celui, celle qui écrit un journal intime


Quoi!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! vous voudriez que j'écrive le mien?????Ca vas pas !!!!!...........................................Bien que.....................je vais y réfléchir.Et le votre,c'est pour quand?

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 12:08

Il ne faut ternir ce qui est brillant

La nuit …. Toujours.  Une vie sans voir !

 

Elle est née j’avais deux ans et demi, quoi de mieux qu’avoir une petite sœur … une joie.

Mais lorsqu’elle se mit à marcher, elle se buttait dans ce qui se trouvait sur son passage, pourquoi ? Eh bien le verdict fut terrible, non voyante !!!

 

A mon âge, je ne me rendais pas compte mais en grandissant j’eu vite compris, une vie de misère, d’une part pour mes parents qui se rejetaient la faute : c’est toi ! , dans les deux sens ….

De cela j’ai du gérer … toujours ranger les choses aux mêmes endroits, pour que ma sœur ne soit sans cesse perturbée, bien pousser les chaises, bien ranger la vaisselle, une place pour chaque chose et chaque chose à sa place.

 

J’ai fini par la haïr, elle me mangeait mon enfance, ma vie, je la détestais … je lui en voulait, mes parents se disputaient à cause d’elle. Mon père excédé me battait pour un rien … Je devais l’emmener avec moi chercher le pain ou autre, bref c’était l’enfer.

 

Puis un jour j’ai réfléchi … et si j’avais été à sa place, si les rôles avaient été inversés, j’étais une méchante, sans cœur, une sœur indigne !

J’ai vu les choses différemment d’un coup, j’ai enfin compris sa peine, ses angoisses, sa malchance.

J’avais mal ! Elle se rendait compte de son état.

Elle me disait sans cesse : tu as de la chance je ne peux pas broder, ne peux pas coudre, … la journée pour elle était bien longue. Il m’a donc fallu pour la distraire aller lui chercher des livres en Braille, à la bibliothèque des aveugles, par le métro …une valise dans chaque main, l’écriture étant en relief, un livre représentait  plusieurs volumes … Nous n’étions pas bien riche, un seul salaire d’ouvrier et il fallait payer l’internat (obligatoire jusqu’à l’âge de 21 ans) ;  Les fins de mois étaient difficiles, notre père avait un caractère autoritaire, de plus il s’était mis à boire, cela le rendait irascible et méchant. Nous n’avions pas les moyens de posséder une voiture, pas de télévision non plus. Elle s’ennuyait si je sortais avec des amies, elle pleurait jusqu’au soir me disait ma mère.

Je me privais souvent de sortie, pour lui éviter des peines.


Une année, une seule, ma mère l’a mise en colonie, avec son école, la honte …dans le métro à son retour, sa peau était sale, très sale .. les chaussures, pas les mêmes à chaque pied ! Elle n’y est jamais retournée … Sa toilette n’avait pas du être faite pendant son séjour.

 

A son école l’on ne s’occupait vraiment que des enfants ayant la possibilité d’évoluer vers un métier d’avenir : musicien, masseurs, kiné , etc … mais sinon ces enfants étaient quelques peu délaissés. Chaque semaine, étant en internat, elle revenait avec, pour seule leçon … un poème à apprendre.

… J’ai été agacée, quel désintéressement …. J’ai dù lui apprendre le calcul, un peu de géographie, les départements existants en France, etc ….

 

Chaque semaine, le samedi je traversais Paris, par les transports, pour aller la chercher pour le week end. Ma mère était fatiguée, un cancer qui la rongeait en silence … il a été découvert une dizaine d’années plus tard.Puis je faisais mes devoirs ,uniquement ce jour là,pour la semaine à venir, mon père ne voulant pas que je les fasse chaque soir, il faut dire que je n’avais ni chambre ni bureau, difficile de travailler ainsi, sur un bout de table de la salle à manger.

 

 

Puis un jour, partageant le même espace de sommeil,  je me suis aperçue d’un "problème" que je remarquais à cause de l'exiguïté de notre chambre. Elle avait 20 ans, elle allait toujours à cette même école (prévu jusque 21 ans), et elle était ……..enceinte.

Ceci c’était passé à l’intérieur de son internat !!!

Comment se fait-il qu’une école d’handicapés puisse laisser faire ce genre de choses ?  Les filles allant rejoindre les garçons le soir !

N’y avait-t-il aucun surveillant ?… Je pense que l’école est un peu fautive, c’est une chose inadmissible. Que de lacunes, des adolescents livrés à eux-mêmes.

Elle s’est mariée avec le papa, un non voyant également.

 

J’ai du encore m’occuper d’elle, lui confectionner des rideaux pour son appartement, et l'aider à s'installer … Elle a eu son bébé. Mais là encore que de problèmes, les biberons étaient sales,les tétines pas lavées … elle ne voyait rien, ni les saletés, ni les pipis du petit bambin à coté du pot. J’ai passé toutes mes vacances chez elle, pour l’aider, vie de misère toujours et encore …..

 

A ce jour je repense aussi à tous les enfants que j’ai pu y rencontrer. Certains, de petits monstres. Comment un médecin  peut-il laisser vivre de petits êtres, aveugles et difforment ?

Parmi ceux-ci certains ont marqué ma vie à jamais, l’un avait en plus de sa cécité un seul doigt à chaque main, le majeur, un pied bot, et une bosse dans le dos, d’autres des corsets pour maintenir leur colonne vertébrale. J’ai vu aussi des jumeaux de 20 ans, qui à chaque fête de fin d’année arrivaient, poussés par leur mère, dans un fauteuil double, roulant ! Ne pouvant tenir debout, ceux-ci étaient attachés à celui-ci pour les maintenir assis.
Les médecins ont-t-ils pensés à la vie de ces enfants, à la souffrance de leurs parents … Et que deviennent ceux-ci lorsqu’ils restent seuls dans la vie.

 

Comment également certains parents, bien qu’avertis à l’avance par leur médecin, préfèrent mener au bout des grossesses, sachant que leurs petits ne seront pas …… comme les autres.

Ils devraient penser au calvaire qu’ils pourront avoir, d’être différents, et parfois même de grandir, cachés du monde extérieur. Certains établissements accueillent ces enfants … on les place, on les cache,ici ou là, à l’étranger … on les oublie………………..

 

 

En conclusion sa vie fut bien triste, elle a eu trois autres enfants non désirés, et, n’ayant pas été aimée elle même, elle a abandonné sans raison ses quatre bébés, et son mari, pour partir avec un  homme  aux mauvaises mœurs.  Elle  n’a jamais voulu revoir ses enfants qui, eux, auraient bien voulu connaître leur mère,  puis ce fut la débauche, drogue et alcool, elle s’en est allé à 57 ans …. Rongée par un cancer généralisé.

 

Note de Dracip:Ceci est une histoire vraie, hélas!L'auteur a souhaité garder l'anonymat, mais je peux vous dire,pour avoir longuement conversé avec celui-ci  par mail,avant de publier cette histoire,que ceci ne reflète qu'une petite partie de l'histoire triste que cette personne à vécue.  

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 16:18

Il y a plusieurs années, quand je travaillais comme bénévole dans un hôpital, j'ai connu une petite fille qui s'appelait Lize, elle souffrait d'une sérieuse maladie rare.

Le seul espoir qu'elle s'en remette semblait être qu'elle reçoive une transfusion sanguine de son petit frère de 5 ans qui avait miraculeusement survécu à la même maladie et avait développé les anti-corps requis pour la combattre.

Le médecin expliqua la situation au petit frère et lui demanda si il serait prêt à donner son sang à sa soeur.

Je l'ai vu hésiter un instant avant de prendre une grande respiration et répondre :

" Oui je vais le faire si c'est pour la sauver.

" Au cours de la transfusion, il était étendu dans un lit au côté de sa soeur et il a souri, comme nous tous, quand il a vu sa soeur reprendre des couleurs.

Puis il a pâli et son sourire s'est fané.

Il a levé les yeux vers le médecin et lui a demandé d'une voix tremblante :

" Est-ce que je vais commencer à mourir tout de suite ? "

Étant jeune, le petit garçon avait mal compris le médecin ;

Il croyait qu'il devait donner à sa soeur tout son sang pour la sauver

 Auteur:Pas connu de Dracip

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 22:02

En Chine, un porteuse d'eau possédait deux grosses cruches, chacune d'elle pendante aux extrémités d'une solide perche qu'il portait sur ses épaules.
L'une des cruches était fêlée, tandis que l'autre était parfaite et livrait toujours une pleine portion d'eau.

À la fin de la longue marche du ruisseau à la maison, la cruche fêlée arrivait toujours à moitié pleine. Tout se passa ainsi, jour après jour, pendant deux années entières où le Porteur livrait seulement une cruche et demi d'eau à sa maison.

Évidemment, la cruche qui était sans faille se montrait très fière de son travail parfaitement accompli. Mais la pauvre cruche fêlée était honteuse de son imperfection, et misérable du fait qu'elle ne pouvait accomplir que la moitié de ce qu'elle était supposée produire.

Après ces 2 années de ce qu'elle percevait comme étant une faillite totale de sa part, un jour, près du ruisseau, elle s'adressa au Porteur d'eau, " J'ai honte de moi-même, et à cause de cette fêlure à mon côté qui laisse fuir l'eau tout au long du parcours lors de notre retour à votre demeure. "

Le Porteur s'adressa à la cruche, " As-tu remarqué qu'il y avait des fleurs seulement que de ton côté du sentier, et non sur le côté de l'autre cruche ?
C'est que j'ai toujours été conscient de ta fêlure, et j'ai planté des semences de jolies fleurs seulement de ton côté du sentier, et chaque jour durant notre retour, tu les as arrosées.

Durant ces deux années j'ai pu cueillir ces jolies fleurs pour décorer notre table. Si tu n'avais pas été comme tu l'es, nous n'aurions jamais eu cette beauté qui a égayée notre maison "

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 19:40

Recueilli par une unité pour malades d'Alzheimer aux États-Unis, Oscar détecte les patients dont la mort est imminente et reste près d'eux pour un ultime réconfort.

« OSCAR arrive devant la chambre 313. La porte est ouverte, il entre. Mme K. est allongée paisiblement sur son lit et respire doucement. Autour d'elle, les photos de ses petits-enfants et une de son mariage. Malgré ces souvenirs, elle est seule. Oscar saute sur le lit, renifle l'air et marque une pause, histoire de considérer la situation. Sans plus hésiter, il fait alors deux tours sur lui-même pour se lover contre Mme K. Une heure passe. Oscar attend. Une infirmière entre, vérifie l'état de la malade et note la présence d'Oscar. Préoccupée, elle sort et commence à passer des coups de téléphone. La famille arrive, le prêtre est appelé pour les derniers sacrements. Le matou ne bouge toujours pas. Le petit-fils de Mme K. demande alors :»Mais que fait le chat ici ?* Sa mère, maîtrisant ses larmes, lui répond : »Il est là pour aider grand-mère à arriver au paradis... * Trente minutes plus tard, Mme K. pousse son dernier soupir. Oscar se lève, sort à pas de velours, sans que personne ne le remarque... »

Une fois n'est pas coutume, la prestigieuse revue médicale américaine The New England Journal of Medicine, dans son dernier numéro, loin de ses articles austères, a choisi de publier l'histoire vraie et touchante d'un petit chat pas comme les autres. Recueilli dans une unité pour malades d'Alzheimer à Rhode Island aux États-Unis, il présente la particularité incroyable d'identifier les patients dont la mort est imminente et de se blottir alors contre eux pour leur apporter un ultime réconfort. Il s'intéresse à chaque patient, mais ne s'installe sur leur lit que lorsque le moment fatal est arrivé. Le docteur David Dosa, gériatre à l'hôpital Rhode Island de Providence, travaillant dans cette unité, décrit avec précision dans le New England comment ce chat a transformé les pratiques de fin de vie, en prévoyant les décès, permettant d'organiser l'appel aux familles et les derniers offices religieux.

« Un indicateur quasi certain »

Quand les employés de cette maison de retraite de la ville de Providence ont recueilli le petit chat Oscar, ils étaient loin d'imaginer que ce dernier leur indiquerait, avec une fiabilité jamais démentie, le prochain patient qui passerait de vie à trépas. L'animal, âgé de deux ans, tigré et blanc, a été adopté par le personnel de l'unité de soins spécialisés dans la maladie d'Alzheimer situé au troisième étage. Selon David Dosa, Oscar fait des rondes régulières, observe les patients, les renifle avant de passer son chemin ou de s'installer pour un dernier câlin. Il lui est arrivé d'accompagner jusqu'à leur ultime demeure des mourants qui, faute de famille, seraient morts tout seul.

Ses prévisions se sont révélées jusqu'à présent si exactes que, dès qu'il se blottit contre un patient, les soignants contactent les proches. « Personne ne meurt au troisième étage sans avoir reçu la visite d'Oscar, écrit David Dosa. Sa seule présence au chevet d'un patient est perçue par les médecins et les soignants comme un indicateur quasi certain d'un décès imminent. »

Jusqu'ici, il a supervisé la mort de plus de 25 pensionnaires, selon David Dosa, qui a précisé de ne pas pouvoir fournir d'explication aux capacités divinatoires du chat. Oscar a-t-il des dons particuliers ? Cette histoire permet de méditer en tout cas sur l'impact des animaux de compagnie dans certaines structures destinées aux personnes âgées.

Les chats, animaux particulièrement affectueux, pourraient jouer un rôle de réconfort pour ces malades atteints d'Alzheimer que la démence éloigne du monde rationnel. L'agence d'hospitalisation locale, en tout cas, a pris la mesure du rôle d'Oscar puisqu'elle a fait graver ces quelques mots sur le mur du service : « Cette plaque récompense Oscar le chat pour ses soins dignement compassionnels. »

MARTINE PEREZ
www.lefigaro.fr

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 14:29

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Ca n'arrive qu'aux autres... et puis un jour, les autres, c'est nous.

  Ce jour est arrivé le 11 octobre 2005 après 8 mois et demi d'une grossesse sans aucune ombre, sans aucun nuage que tout le monde m'enviait, le mot est tombé  " votre bébé: c'est  fini". Il était 7 heures du matin.
  Le jour qui aurait du être le plus beau de notre vie est devenu....je ne trouve aucun mot.... pour le décrire car il n'existe aucun mot pour ça.

  Il est 4h30 du matin, les premières contractions dont on m'a tant parlé mais que je ne connais pas arrivent, elles s'accélèrent, s'amplifient.....Départ pour la clinique avec un papa fou de joie, une maman aussi même si l'inquiétude de l'accouchement et de l'inconnu sont là. 20 minutes de route à penser à l'avenir, au bonheur, à l'amour, à la vie.
  Et puis le monitoring, celui qui doit donner le rythme de la vie va brutalement délivrer celui de la mort. Un coeur bat mais ce n'est malheureusement que le mien, une échographie et plus rien.... à part nos regards  remplis de désarroi, nos yeux remplis de larmes et notre douleur qui explose de nos corps. Que s'est-il passé? Pourquoi ce petit être tant attendu a cessé de respirer?

  Quelques heures plus tard, grâce à une sage-femme que je n'oublierai jamais et au courage que le papa a su m'influer, j'ai délivré Eléa de mon corps pour qu'elle puisse continuer sa route. Il était 12h15.
  Son papa a trouvé la force et l'amour pour la baigner. J'ai trouvé le courage grâce à lui de la voir.
                                 Elle était moi, elle était lui, elle sera à jamais avec nous.     

                                                                            MAMAN ET PAPA


Texte publié avec l'aimable autorisation de Willi et Sandrine.
Voir le site:
http://www.planete-elea.com

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  Rives des songes.MFD.Jipé (2)

Parc du Chateau de la Motte TILLY

 

 

La reconnaissance vieillit vite.

Aristote 

 

J’ai fait un rêve dans le temps passé
Quand l’espoir était brillant
Et que la vie valait la peine d’être vécue
J’ai rêvé que l’amour ne mourrait jamais.
Les misérables

 

Pensées du jour

La patience guide l'espoir en terrain inconnu.
 
L'espoir est une lumière dans un océan de ténèbres.
 
BSS.CB.JP (13)
 
Quand il n'y a plus d'espoir il y a encore un petit espoir
 
 
 
 
 
 

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